| Poissons : que mangeons-nous ? |
Poissons d'élevage ou sauvages, quel danger et risque pour votre santé ? 25% de fraude sur l'étiquetage, des filets au nom trompeur, 69% de fraude sur les filets. |
La concentration des poissons d'élevage favorise le développement des maladies. Les poissons subissent des traitements antibiotiques et la vaccination y est systématique et s'administre par trempage collectif. Pour lutter contre les parasites, les poissons marins, sont plongés toutes les deux semaines dans une solution de formol additionnée parfois de vert de malachite. Encore plus fort, pour se débarrasser des poux de mer, certains n'hésitent pas à utiliser des insecticides !
Tous ces traitements, vous les retrouverez dans votre assiette, mais ils contaminent aussi les poissons sauvages qui passent à proximité. |
10 à 30% des saumons fumés que nous consommons selon l'Afssa, seraient contaminés par la listéria. Pendant le fumage, le poisson fait le plein d'hydrocarbures aromatiques polycyclique monocytogenes (molécules cancérigènes) par chance, nous n'en consommons pas tous les jours !
Selon une étude très complète canado-américaine de Ronald Hites relayée par la revue "Science" et les médias du monde entier en 2004, le niveau moyen de dioxine est 11 fois moins élevé dans le saumon sauvage que dans celui d'élevage. Manger deux filets de saumon d'élevage par semaine dépasse les limites de sécurité fixés par l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS).
Pour faciliter les opérations fréquentes de tri, certains éleveurs versent de l'anesthésiant dans l'eau des bassins, puis distribuent, une cure de vitamine C synthétique pour redonner de la vigueur aux poissons. |
Des croquettes de poissons |
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Le granulé hyperénergétique est la nourriture du poisson d'élevage, composé à 60% de petits poissons qui vivent en banc et que l'on capture par millions de tonnes en Scandinavie, au Pérou ou au Chili. De quoi remettre en cause le discours des aquaculteurs, qui, face aux pêcheurs présentent leur activité comme la solution de la surexploitation des océans. Pourtant, pour produire 1 kilo de saumon d'élevage, il faut environ 25 kilos de poisson sauvage, ce qui ne va vraiment pas dans le sens d'une protection des ressources !
Les poissons d'élevage sont plus gras : l'un des problèmes de l'élevage reste la tentation de faire des poissons trop gras, dopés pour grandir plus vite. |
| Tableau présentant les teneurs en matières grasses (en pourcentage) des différents types de poissons analysés. La valeur entre parenthèses correspond au nombre d'échantillons analysés sur lequel repose cette moyenne. |
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Saumon * |
Dorade royale |
Turbo |
Bar |
| Élevage |
15,3% (14) |
6,9% (8) |
1,5% (5) |
6,6% (4) |
| Sauvage |
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0,4% (8) |
0,5% (5) |
0,9% (10) |
| (source : centre d'essai 60 millions de consommateurs) |
| * À titre indicatif, nous avons trouvé sur un site Web américain les valeurs suivantes pour le saumon de l'atlantique : 10,8 g de matières grasses pour le saumon d'élevage (deux échantillons) et 6,3 g pour le sauvage (sept échantillons). |
| L'OFIMER (Office national interprofessionnel des produits de la mer et de l'aquaculture) estime que plus de 30% des poissons frais consommés par les Français proviennent d' élevage et ce pourcentage est en progression régulière. |
| Répartition des Achats de poisson Frais. |
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Production de la pêche en France. |
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( Click pour agrandir ) |
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Les importations : << Sur trois francs dépensés, deux francs sont importés >> indique Alain
Merckelbagh directeur de l'Ofimer. 59% de nos importations proviennent de nos voisins européens. 21% ont des origines plus lointaine.
Le saumon, qui est le poisson préféré des Français, provient à 99% de Grande-Bretagne et de Norvège. |
25% de fraude sur l'étiquetage |
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Enquête : sur 32 poissons composés des espèces : de dorade de saumon, du bar ou loup, et de turbot et étiquetés sauvages En (Juillet 2001).
Résultat après analyse : - sur les dix dorades, quatre n'étaient pas sauvages. - Les quatre saumons étaient tous abusivement étiquetés sauvages. - Les treize bars (ou loups) étaient bien sauvages. - Les cinq turbots étaient bien sauvages. |
Des filets au nom trompeur |
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<< L'engouement pour les poissons en filets favorisent les fraudes >>
Les étiquettes des poissons ne sont pas fiables. Les fraudes sont encouragées par les multiples noms auxquels peut prétendre un même poisson.
exemple : un griset qui se fait passer pour une dorade, des loups de mer vendus sous le nom de bar, une perche qui oublie de préciser qu'elle est du Nil
La fraude se concentre sur des espèces qui représentent un interêt commercial, comme la sole, le turbot ou le saint-pierre. Un poissonnier peut en effet vendre une sole tropicale 19 &euros; (125 F) le kilo sous l'appellation sole alors qu'on la trouve sous son nom complet deux fois moins cher en congelé. |
69% de fraudes sur les filets |
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Enquête : 9 espèces de poissons (flétan, bar, rascasse, sole, perche, mérou, dorade, saint-pierre, turbo), tous préparés sous forme de filets prélevés sur les étals de poissonnerie ou rayons
poissonnerie de grandes surfaces. En (juillet 2001).
Résultat après analyse : sur 29 vérifications, vingt étiquettes étaient fausses. Soit un taux de fraude de 69% !
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60 millions de consommateurs précise que les poissons sélectionnés ont été achetés sous forme de filets, sachant que cette présentation est propice aux falsifications.
Ce ciblage précis explique sans doute que le résultat soit nettement supérieur à la moyenne de 10% à 20% constatée par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répréssion des fraudes (DGCCRF) qui lors de ses contrôles, inclus des surgelés dont l'étiquetage, de l'avis des spécialistes, est beaucoup plus fiable.
Conclusion : Pour éviter les tromperies fréquentes, achetez plutôt des poissons entiers, et demandez à votre poissonnier habituel, de vous préparer quelques filets. |
Sauvage ou d'élevage : depuis le 1ier janvier 2002, cette mention est rendue obligatoire.
Les zones de captures : << les pêcheurs n'aiment pas dire où ils ont pêché >>, et puis << les bateaux qui partent au large de l'irlande n'attende pas d'être sur place pour commencer à pêcher >>.
La zone de capture restera par conséquent assez vague, du type mer du nord ou atlantique sud , une sole capturée au large de l'Afrique s'affichera sole tropicale . |
Une appellation qui change ? |
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Les provençaux, par exemple, appellent : un bar
un loup et une lotte
une baudroie
La morue commune ............ est appelée cabillaud quand il s'agit de poisson frais ou surgelé et morue quand elle est salée,
Le bar commun .................... est appelé bar ou loup,
Le lieu noir ............................. est appelé lieu ou colin au naturel pour les conserves,
La baudroie commune ....... est appelée baudroie ou lotte;
L'églefin ................................. est appelé haddock quand il est fumé,
Le germon ............................. est appelé thon blanc.
A noter également que le merlu commun est souvent appelé colin à Paris et merlan en Méditérranée, mais ces deux dernières dénominations ne sont pas officiellement admises. |
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